Dévotion réparatrice des premiers samedis du mois 

Vois, ma fille, mon Cœur entouré des épines que les hommes ingrats y enfoncent à tout moment (...) Toi du moins, tâche de me consoler...

Notre-Dame à Sœur Lucie, le 10 décembre 1925

le 13 mai 1917

Notre-Dame dès sa première apparition en 1917, demanda réparation pour tous les blasphèmes et outrages contre le Cœur Immaculé de Marie.

le 13 juin 1917

La très sainte Vierge dit à Lucie : " Jésus veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. " Puis les trois petits bergers virent Notre-Dame tenant dans sa main droite un cœur entouré et percé d’épines. Ils comprirent que c’était le Cœur Immaculé de Marie, outragé par les péchés de l’humanité, qui demandait réparation.

le 13 juillet 1917

La reine du Ciel répéta les mêmes paroles puis les explicita en faisant deux demandes concrètes très précises :
"Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes seront sauvées et l’on aura la paix. [...] Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois."

Le salut des âmes, des Nations et de l’Église

De fait, Notre-Dame réalisa parfaitement sa promesse :

le 13 juin 1929, à Tuy en Espagne

Elle vint demander expressément la consécration de la Russie à sœur Lucie : Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé, promettant de la sauver par ce moyen. Elles sont si nombreuses, les âmes que la justice de Dieu condamne pour des péchés commis contre moi, que je viens demander réparation. Sacrifie-toi à cette intention et prie.

le 10 décembre 1925, à Pontevedra en Espagne

Quant à la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois, Notre Dame vint l’expliquer à Lucie où la voyante était jeune postulante à la vie religieuse chez les sœurs Dorothées. En décembre 1927, sœur Lucie écrivit le compte-rendu de cette apparition, sur ordre de son confesseur, mais par humilité, elle écrivit ce texte à la troisième personne : Le 10 décembre 1925, la très sainte Vierge lui apparut et, à côté d’elle, porté par une nuée lumineuse, l’Enfant-Jésus. La très sainte Vierge mit la main sur son épaule et lui montra, en même temps, un cœur entouré d’épines qu’elle tenait dans l’autre main. Au même moment, l’Enfant lui dit :

"Aie compassion du Cœur de ta très sainte Mère entouré des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment, sans qu’il n’y ait personne pour faire acte de réparation afin de les en retirer. (...) Vois, ma fille, mon Cœur entouré d’épines que les hommes ingrats m’enfoncent à chaque instant par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui, pendant cinq mois, le premier samedi, se confesseront, recevront la sainte communion, réciteront un chapelet et me tiendront compagnie pendant 15 minutes en méditant sur les 15 mystères du rosaire, en esprit de réparation, je promets de les assister à l’heure de la mort avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme." 


Remarquons bien que la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois est demandée à tous les catholiques. De cette pratique dépend le salut de beaucoup d’âmes et même la paix du monde. D’où l’importance pour les membres de l'Armée Bleue de savoir exactement en quoi elle consiste.

Je fais déjà cela...

Il ne fait pas de doute qu’un nombre de catholiques accomplissent déjà ces demandes. Cependant combien font le lien entre les évènements politiques et les effets de ces différentes demandes ?

Pour exemple : Nous accomplissons les cinq premiers samedis dans le but de réparer les offenses commises contre le Cœur Immaculé et c’est ce que Notre Dame a demandé à Pontevedra en 1925. Cependant, quatre ans plus tard Notre Dame vient demander expressément la consécration de la Russie à sœur Lucie à Tuy, en Espagne, le 13 juin 1929 :

“Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé, promettant de la sauver par ce moyen. Elles sont si nombreuses, les âmes que la justice de Dieu condamne pour des péchés commis contre moi, que je viens demander réparation. Sacrifie-toi à cette intention et prie.”

Ne faisons-nous pas les cinq premiers samedis pour réparer ? Si oui, les faisons-nous avec l’intention et en priant pour la consécration de la Russie à son Cœur Immaculé afin que la Russie puisse se convertir et par ce fait que des âmes puissent se sauver ? Sans parler des conséquences géopolitiques que cela pourrait induire pour le monde entier et la liberté d’agir pour l’Église catholique !

La dévotion réparatrice des premiers samedis du mois est demandée à tous les catholiques. De cette pratique dépend le salut de beaucoup d’âmes et même la paix du monde. 

La communion réparatrice des premiers samedis du mois

Par la pratique des cinq premiers samedis, Notre-Dame de Fatima demande que, le premier samedi de cinq mois consécutifs, on fasse les exercices suivants :

L’âme chrétienne qui désire accomplir parfaitement la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois doit faire, durant cinq premiers samedis consécutifs, dans l’intention générale de réparer, pour ses propres péchés et ceux de toute l’humanité, auprès du Cœur Immaculé de Marie, quatre actes différents de piété :

l. La confession, qui peut être anticipée, même de plus de huit jours, s’il est impossible ou difficile de se confesser le premier samedi. Le plus important, c’est d’avoir bien l’intention, en se confessant, de faire réparation au Cœur Immaculé de Marie. (Il faut aussi, bien sûr, être en état de grâce le premier samedi du mois afin de faire une bonne et fructueuse communion.) L’intention réparatrice doit-elle être explicitement signalée au confesseur ? Sœur Lucie n’a jamais mentionné qu’il faille dire quelque chose au prêtre. Une formulation intérieure, purement mentale, suffit donc. Notre-Seigneur a même précisé que ceux qui oublieraient de formuler l’intention réparatrice « pourront la formuler à la confession suivante, profitant de la première occasion qu’ils auront pour se confesser . »

2. La récitation du chapelet : Notre-Dame, à Fatima, a beaucoup insisté sur la récitation quotidienne du chapelet. C’est même la seule demande qu’elle répète aux enfants lors de chacune de ses six apparitions, du 13 mai au 13 octobre 1917 : ce jour-là, elle révèle d’ailleurs aux pastoureaux son identité : « Je suis Notre-Dame du rosaire ». Il n’est donc nullement étonnant de retrouver le chapelet inclus dans la dévotion réparatrice des premiers samedis. De plus, comme il n’existe pas de prière vocale plus mariale que le chapelet, il convient que celui-ci soit intégré à cette dévotion puisqu’il s’agit de réparer les offenses faites à Notre-Dame et à son Cœur Immaculé.

3. Les 15 minutes de méditation sur les 15 mystères du rosaire : il s’agit de « tenir compagnie à Notre-Dame pendant 15 minutes, en méditant sur les 15 mystères du rosaire, en esprit de réparation ». Cela ne veut pas dire que l’on doit méditer chaque premier samedi sur les 15 mystères dans leur totalité, en passant une minute par mystère. Au contraire, chaque âme est libre d’organiser son quart d’heure de méditation comme elle l’entend, pourvu que l’objet de la méditation soit les mystères du rosaire. Certaines âmes préféreront donc méditer le même mystère pendant plusieurs premiers samedis, d’autres un mystère différent chaque premier samedi, d’autres encore trois mystères chaque premier samedi (cinq minutes par mystère), etc. Les âmes étant différentes les unes des autres, il est normal qu’elles aient des goûts et des besoins spirituels différents ; c’est pourquoi l’Église a toujours eu le grand souci de laisser aux fidèles une grande latitude pour organiser leur vie spirituelle.

4. La communion, qui est l’acte essentiel de la dévotion réparatrice. Pour en comprendre toute la portée, il convient de la mettre en parallèle avec la communion des neuf premiers vendredis du mois demandée par le Sacré-Cœur à Paray-le-Monial, et avec la communion miraculeuse des trois pastoureaux de Fatima, à l’automne 1916 : l’Ange gardien du Portugal donna alors à cette communion un esprit éminemment réparateur, en répétant six fois aux enfants (trois fois avant la communion, et trois fois après) les paroles de ce que l’on appelle la deuxième prière de l’Ange : Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore profondément et je vous offre les très précieux corps, sang, âme et divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences dont il est lui-même offensé ; et par les mérites infinis de son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs. Dans le contexte de la crise actuelle dans l’Église, il est sûr que cette intention réparatrice prend une nouvelle dimension : de combien d’irrévérences, de sacrilèges la réforme liturgique de Paul VI est-elle la cause : par la communion non seulement donnée dans la main, mais aussi distribuée à tous les assistants sans plus jamais rappeler la nécessité de l’état de grâce ; par la suppression des marques d’adoration envers le Saint-Sacrement, etc. Aujourd’hui, la communion des premiers samedis doit aussi être faite pour réparer toutes ces profanations. Une dernière remarque bien importante : la pratique de la dévotion réparatrice dans son ensemble « sera acceptée le dimanche qui suit le premier samedi, quand mes prêtres, pour de justes motifs, le permettront aux âmes 1. » C’est donc à ses prêtres et non à la conscience individuelle de chacun, que Jésus confie le soin d’accorder cette facilité supplémentaire, si miséricordieuse. Par cette concession, peut-être Notre-Seigneur faisait-il allusion à l’avance, à ces temps où nous sommes, où il n’est pas toujours facile aux fidèles de pouvoir assister à la vraie messe un autre jour que le dimanche, car autrefois il était très facile de trouver une messe le samedi. En tous cas, cette disposition rend plus facile la pratique de la communion réparatrice aujourd’hui pour les catholiques fidèles.